En marge de sa rencontre avec le leader de « Sénégal Bou Bess » Mame Adam Gueye, le patron de l’Ucs Abdoulaye Baldé est revenu sur l’affaire Karim Wade et la Crei. Qualifiant la Crei de « leviathan judiciaire » le maire de Ziguinchor a évoqué son dossier qu’il considère comme une violation flagrante de ses droits.

« Le gouvernement refuse toujours d’appliquer les recommandations émises par le comité des droits de l’homme ainsi que l’avis de certaines juridictions françaises. Il y a une commission de l’Onu qui avait donné raison à Karim Wade. Maintenant, c’est le comité des droits de l’homme des nations unies. Il y’a aussi cette juridiction nationales en France qui a considéré la Crei d’une certaine façon. Moi je les qualifié de Léviathan judiciaire, parce que c’est dans notre pays seulement qu’on trouve une juridiction pareille. En tant que démocrate je ne peux accepter cette cour, parce la présomption de culpabilité prime sur la présomption d’innocence », affirme d’un ton tranchant l’ancien ministre des forces armées avant de relever : « nous qui sommes victimes de la vengeance, nous avons subi les affaires de cette juridiction. Le moment est venu d’apaiser le climat social de notre pays. Lorsqu’on accuse quelqu’un, il faut l’accuser avec l’ensemble des preuves de sa culpabilité ».

Revenant sur sa situation judicaire, il renseigne : « je suis sous contrôle judiciaire depuis plus de cinq ans. Le contrôle judiciaire est une mesure d’exception qui ne peut pas être une mesure générale. Quand on accuse quelqu’un et qu’au bout de quelques temps, on n’arrive pas à trouver les preuves de sa culpabilité, ces mesures doivent être levées. Il y a toujours une épée de Damoclès suspendue au-dessus de ma tête. Mes avocats et moi n’avons aucune nouvelle du dossier. Je considère cela comme une violation flagrante des droits de la défense », dénonce-t-il, selon l’Observateur.

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