Amnesty International relève, entre autres,  dans son Rapport, rendu public sur son site,  des « exemples de procès inéquitables de procès » de leaders de haut rang.

Il s’agit  des affaires du maire de Dakar, Khalifa Sall, candidat à la prochaine Présidentielle et condamné  en première instance à 5 ans de prison ferme, Karim Wade, candidat du Pds, condamné à  six ans de prison puis gracié  et Imam Aliou Ndao et Cie dont les procès n’ont pas respecté « les normes internationales ».

« A l’approche des élections de 2019, intime-t-il l’ordre aux autorités centrales,le Sénégal doit garantir aux journalistes, aux leaders de l’opposition, aux contradicteurs du gouvernement et aux défenseurs des droits de l’homme leurs droits à la liberté d’expression et à organiser des manifestations pacifiques sans peur et sans répression ».

En outre, l’organisation de défense des droits de l’homme réclame le départ de l’Exécutif du Conseil supérieur de la magistrature (Csm):

« L’indépendance judiciaire et des procès équitables ne peuvent être pleinement garantis dans un pays où le  Conseil supérieur de la magistrature compte comme membres le président de la République et le ministre de la Justice ».

Ainsi, poursuit le rapport, « il ne faut pas s’étonner que les procès contre des personnalités de l’opposition soient largement perçus comme motivés par des considérations politiques, compromettant  la confiance du public dans le système judiciaire ».

Maintenant, conclut Amnesty International, « si le Sénégal veut montrer  qu’il est déterminé à protéger et à promouvoir les droits de l’Homme, il doit entreprendre des réformes judiciaires essentielles dans son système judiciaire ». 

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